Le président de la Fédération iranienne de football, Mehdi Taj, a suscité la controverse après avoir qualifié la participation de l’équipe nationale à la Coupe du monde 2026 de “très improbable”, compte tenu des conditions politiques et sécuritaires actuelles.
Dans une interview citée par les médias d’État iraniens, M. Taj a souligné que les difficultés à se rendre aux États-Unis – l’un des trois pays hôtes avec le Canada et le Mexique – rendaient la compétition très difficile, ajoutant que la décision finale revenait aux hautes autorités sportives après une évaluation approfondie de la situation.
Les récents développements entre Téhéran, d’une part, et Washington et Tel-Aviv, d’autre part, ont assombri les préparatifs, compliquant la possibilité d’envoyer une délégation complète ou d’assurer sa sécurité pendant le tournoi, a-t-il déclaré.
L’équipe nationale iranienne a été placée dans le groupe G aux côtés de la Belgique, de l’Égypte et de la Nouvelle-Zélande lors d’un tirage au sort effectué en décembre dernier, auquel les représentants de la fédération iranienne étaient absents après que les autorités américaines eurent refusé de leur accorder des visas, ce qui constituait une première indication des complications politiques entourant la participation.
L’édition 2026 est historique avec la participation de 48 équipes pour la première fois, ce qui donne aux équipes asiatiques plus de chances de se qualifier et de concourir, mais la crise actuelle pourrait empêcher l’Iran de profiter de cette opportunité, si l’escalade se poursuit ou si les arrangements logistiques et de sécurité nécessaires ne peuvent être obtenus.
La communauté iranienne et internationale du football attend maintenant une position officielle définitive de la part de la Fédération iranienne, alors que l’on craint que l’une des équipes les plus fortes d’Asie soit empêchée de participer au plus grand événement footballistique de l’histoire en raison des répercussions politiques et sécuritaires.
