La crise impliquant le président de la Fédération internationale de football (FIFA), Gianni Infantino, concernant le projet de vente d’une partie des droits commerciaux de la Coupe du monde, a connu un nouveau rebondissement après le départ d’un haut responsable de la FIFA, suite à des critiques publiques qu’il avait formulées à l’encontre de la manière dont ce dossier était géré.
Selon les informations disponibles, le directeur des opérations de l’organisation aurait qualifié le projet de création d’une société distincte, dont une partie des actions serait vendue à des investisseurs du secteur privé, de « projet d’un seul homme », estimant que les employés de la « FIFA » avaient été tenus à l’écart des informations relatives à ce projet.
Le responsable a déclaré que les employés de la Fédération internationale « méritaient mieux que le mépris et l’intimidation », critiquant ainsi directement la manière dont le projet était géré au sein de l’institution.
Il a également appelé à se poser sérieusement des questions sur l’avenir de la direction, estimant que le moment était venu de prendre des décisions claires concernant la position d’Infantino, compte tenu de la polémique grandissante autour du projet et de sa gestion.
Ces déclarations font suite à la démission de Carlos Cordero, conseiller de premier plan d’Infantino, en signe de protestation contre la manière dont le dossier a été géré, après que celui-ci eut à son tour appelé les responsables au sein de l’organisation à ne pas rester silencieux et à exprimer publiquement leurs objections.
Le 17 août, le directeur des opérations a quitté ses fonctions à la FIFA, bien que des sources internes à la fédération internationale aient évoqué un « accord de séparation » entre les deux parties.
Ce responsable avait affirmé, tout en critiquant Infantino, qu’il ne craignait pas de perdre son emploi si c’était « le prix à payer pour dormir la conscience tranquille ».
Ce départ revêt une signification particulière dans la mesure où ce responsable figurait parmi les personnalités ayant joué un rôle de premier plan dans la campagne d’Infantino lors de l’élection à la présidence de la FIFA en 2016, et où il était considéré comme faisant partie de son entourage proche.
Cette évolution accentue les pressions internes sur la direction de la Fédération internationale, alors que les répercussions du projet de vente d’une partie des droits commerciaux de la Coupe du monde continuent de susciter des critiques tant en interne qu’à l’extérieur.





