La délégation de l’équipe nationale sénégalaise de football vit une période de tension à moins de 15 jours du coup d’envoi de la Coupe du monde 2026, qui se déroulera aux États-Unis, au Canada et au Mexique du 11 juin au 19 juillet.
Des informations parues dans la presse sénégalaise ont révélé l’existence de tensions au sein du camp des « Lions de la Teranga », en raison de la crise liée à la situation contractuelle de l’entraîneur Babi Tiaw, alors que la sélection se prépare à participer à la Coupe du monde avec de grandes ambitions après avoir atteint la finale de la Coupe d’Afrique des nations 2025.
Selon les informations rapportées par le journaliste sénégalais Khadim Diakité sur la chaîne « Dsports SN », le départ de la délégation de l’équipe nationale sénégalaise a été retardé de plus de trois heures mercredi, après que Babi Tiaw eut dans un premier temps refusé d’accompagner le groupe, en signe de protestation contre le fait que sa situation contractuelle n’ait pas été réglée.
La même source a indiqué que l’entraîneur sénégalais continuait de diriger la sélection depuis plus de trois mois sans contrat officiel ni salaire, son précédent contrat ayant pris fin en février dernier, ce qui a entraîné une montée des tensions à quelques jours du coup d’envoi de la Coupe du monde.
La crise a atteint son paroxysme avant que le président sénégalais, Basirou Diomaye Faye, n’intervienne en contactant directement l’entraîneur par téléphone afin d’apaiser les tensions et d’éviter que la crise ne s’aggrave au sein du camp.
En revanche, le Des sources proches du ministère sénégalais des Sports ont démenti toute responsabilité du ministère dans ce retard, affirmant que le gouvernement avait approuvé le nouveau contrat de Babi Tiaw et qu’il ne restait plus qu’à obtenir l’approbation définitive de la présidence et du Premier ministre.
Ces sources ont ajouté que la ministre des Sports souhaitait, depuis février dernier, renouveler le contrat de l’entraîneur tout en augmentant son salaire, mais elles ont souligné que ce retard n’était pas imputable au ministère.
Les problèmes de la sélection sénégalaise ne se sont pas limités à la question de l’entraîneur, puisque d’autres informations ont fait état de désaccords entre la Fédération sénégalaise de football et la société chargée de la gestion des installations sportives publiques, la « SOGIP ».
Selon ces mêmes sources, la société a refusé d’autoriser la sélection nationale à utiliser l’un de ses stades en raison d’une dette estimée à environ 100 millions de francs CFA, ce qui a contraint les joueurs à s’entraîner dans une salle de sport plutôt que sur le terrain.
Ces événements suscitent l’inquiétude du public sénégalais à l’approche de la Coupe du monde, d’autant plus que l’équipe nationale compte parmi les principaux prétendants du continent africain à réaliser un beau parcours.
Les supporters sénégalais espèrent que ces crises administratives et financières seront rapidement résolues, afin que l’équipe nationale puisse aborder le tournoi dans un climat serein, loin des tensions susceptibles d’affecter la concentration des joueurs et du staff technique.





